Bien que le Bassin minier soit classé à l'UNESCO, plusieurs anciennes cités et structures industrielles du secteur de Lens connaissent encore des situations de dégradation ou d'abandon partiel en 2025. Ces sites sont souvent qualifiés de patrimoine en péril.

Ancienne Cité 4 de Lens : Ce quartier a subi une dégradation marquée. En 2025, certains rapports indiquent que Maisons et Cités (le bailleur social historique) envisage la disparition progressive de certaines parties de l'habitat minier faute de réinvestissement rentable.

Certaines parties des anciennes mines de Lens, incluant des galeries et des bâtiments techniques non sécurisés, sont devenues des lieux prisés pour l'urbex. Ces explorations témoignent de l'état de friche de certains recoins du réseau minier qui n'ont pas encore bénéficié de la dynamique de reconversion du Louvre-Lens. 

Le maintien du label UNESCO impose des contraintes de rénovation très coûteuses qui freinent parfois les projets : Plusieurs projets privés, comme celui de la friche Dame Bio (rue de Paris à Lens), ont été abandonnés en 2025 faute de soutien bancaire et de rentabilité immédiate.Face à l'insalubrité de certains logements, des voix s'élèvent pour demander la démolition de corons trop dégradés, estimant que la protection de l'UNESCO "fige" le territoire au détriment du confort des habitants. Heureusement, de nombreux sites sortent de l'abandon. La Cité des Provinces à Lens reste un modèle de cité pavillonnaire préservée, tandis que la Cité 9 (face au Louvre-Lens) est en pleine mutation, attirant désormais des investissements privés notables comme ceux de la fondation Pinault.